Envie d’écrire « mon histoire »

Envie d’écrire « mon histoire »

Cette envie d’écrire « mon histoire » date d’il y a longtemps. Je ne suis pas écrivaine et j’ai dû faire preuve de persévérance pour maîtriser la langue française.

Mon but était de narrer l’histoire de mes ancêtres, de faire connaître mes racines ainsi que les coutumes et les mœurs inhérentes aux îles de la lune. Mais, souvent, je réfléchis en comorien, j’écris spontanément et intuitivement « en français comorien » puis j’essaie d’appliquer un français soutenu.

Mais tout cela sans aucune méthode orthodoxe ! 

Comme on dit, « lorsque tu écris l’histoire de ta vie, ne laisse jamais une autre personne tenir la plume pour toi ». Mais ce n’est pas facile lorsque l’on veut écrire dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle. 

J’étais très jeune encore pour me lancer dans une autobiographie.

Cependant, avec mon parcours, il y a des jours où j’ai l’impression d’avoir le double de mon âge. J’ai voulu témoigner un grand nombre de fois, mais il me manquait la clé de l’histoire, de mon histoire. 

Malgré ce parcours chaotique marqué par l’absence du père, j'ai toujours fait confiance à mon instinct et j’ai réussi à développer une grande capacité d'adaptation à toute situation qui s’est présentée à moi. C’est d’ailleurs le trait essentiel de ma personnalité. 

Extrait du livre de Sandia Karima Boina M. Vitali

Commentaires