La spiritualité est le chemin et le seul qui pour moi conduit à la paix intérieure.

Sandia Karima Boina M. Vitali

Au-delà des bouleversements qui secouent le monde entier, je reste convaincue que l’amour peut gagner du terrain.

A la simple évocation de notre Créateur, l'évidence s'impose : nous sommes tous reliés, avec comme seul langage commun, celui d’un cœur rempli de compassion.

En effet, je ressens avant tout un profond besoin d'être connecté aux autres, au monde, à la nature et à mes émotions tant positives que négatives.

Plusieurs paramètres peuvent motiver mes élans spirituels tels que la quête de la sérénité, la notion d'interdépendance, la compassion et le sentiment d'appartenance à la terre.

Chaque matin, à mon réveil, et la nuit avant de me coucher, je prends un grand verre d'eau, je respire pour mieux gérer la pression.

Et ensuite, je prends un temps de méditation pour ouvrir tout grand mon cœur. 

Pour affronter le monde contemporain, que j'estime souvent agressif, matérialiste, et en souffrance, j’essaie de m’imposer cette discipline, cette sorte de comportement rituel vis-à-vis de moi et des autres, en me relaxant, en pensant qu'il n'y a pas de coupure entre soi et le monde et surtout en acceptant ma propre souffrance. 

À ce jour, si je devais définir et nommer mes peurs ce serait, par ordre de grandeur, la peur de finir ma vie seule, la peur du non-respect de mon intimité par les autres, la peur des catastrophes naturelles, la peur de vivre dans mon ombre sans m’occuper des autres et enfin la peur de sombrer dans la dépression à cause d’échecs et de la solitude, au point de faire un burn out dont je ne sortirai pas indemne.

La spiritualité est le chemin et le seul qui pour moi conduit à la paix intérieure.

Ce qui est donc important, c’est ce que chacun d’entre nous fait de sa vie.

Ce ne sont pas les textes religieux qui nous détournent des voies nobles et respectables, c’est l’interprétation que nous en faisons dans notre quotidien. 

Ce sont les difficultés de la vie qui font évoluer notre façon de penser. En ce qui me concerne, je suis née musulmane et pourtant, je me sens bien avec la foi des catholiques, des hindous, des bouddhistes, des juifs et même des athées.

Beaucoup d’entre eux m'ont tendu la main, et de mon côté, je leur ai aussi proposé aide et secours selon leurs besoins. 

Nous sommes nombreux à dépasser les considérations religieuses. Nous trouvons dans chacune des croyances de l'autre des complémentarités. 

Extrait du livre de Sandia Karima Boina M. Vitali

 

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